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Gestion des fichiers et des Calques


Maintenant que nous avons vu les bases de l'interface, nous allons voir comment créer, ouvrir et enregistrer des fichiers dans photoshop.
Soyons honnêtes, la création de fichiers n'a pas beaucoup de sens en photo : vu qu'on est censé arriver avec des fichiers provenant de notre appareil photo. Ceci dit, cela va me permettre de rappeler des notions essentielles de photo, c'est donc utile de s'y attarder.


Création d'un document


Pour créer un nouveau fichier on va dans "Fichier/Nouveau.." (ou Crtl+N) et on obtiens la fenêtre suivante :


Voyons ensemble les différents champs :
Nom : Simple, c'est le nom de votre nouveau document.

Paramètre prédéfini : de base Photoshop propose des formats pré-enregistrés, comme les formats de papier (A4, A3..). Si vous voulez récupérer directement ces formats normalisés il vous suffit de sélectionner la base qui vous intéresse, et alors le champ "Taille" va se dégriser.

Taille : Une fois un paramètre prédéfini sélectionné (par exemple "papier format international") ce champ va vous permettre de sélectionner un format particulier (exemple "A4").

Largeur / Hauteur: C'est ici que l'on viendra donner la taille de notre document. Je dois ici vous rappeler quelque chose d'important : une image matricielle (jpeg, gif, tiff..) est TOUJOURS et SEULEMENT définie par son nombre de pixels.
Et jamais autre chose, comme le DPI, pour ceux qui "connaitraient" ce terme.
C'est ce qu'on appelle aussi la Définition d'une image, et qui est donnée en Méga-Pixels sur nos appareils numériques.
Donc nous pouvons donner les dimensions Largeur/Hauteur en pixel dans ses deux champs.

Les plus rapides auront remarqué, que contrairement à ce que je viens de dire, nous pouvons aussi donner ces deux données en Centimètres, Inch et autre.

C'est justement là qu'intervient le champ suivant :

Résolution: Photoshop n'est pas qu'un outil pour les photographes, il est aussi utilisé en infographie, pour parfois des projets d'impression. Alors, l'infographiste connais la surface qu'il aura à imprimer, et doit déterminer le nombre de pixels à créer (car je le répète, une image matricielle ce n'est QUE du pixel). Pour cela, il doit se fixer une certaine qualité d'impression : le nombre de pixels imprimés sur une certaine surface physique. Bien entendu plus il y en aura, et mieux ce sera. Et c'est exactement cela, la Résolution. Et ensuite, il lui suffira de faire un produit en croix avec les dimensions d'impression pour avoir son nombre de pixels.

Et là Photoshop propose une aide : vous pouvez rentrer directement les dimensions physiques de la surface d'impression (en cm, inch ou autre), et donner la résolution désirée. Et là, il vous créera directement un fichier avec les bonnes dimensions en pixels.
A titre d'information on parle souvent de 300 DPI (Dot Per Inch = pixels/pouce) pour une qualité d'impression de très bonne qualité.

Le problème de ce champ, qui n'a de sens que lorsqu'on donne des dimensions physique en Largeur/Hauteur (si vous renseignez en pixels, il est ignoré par Photoshop), est souvent mal compris par les photographes qui pensent devoir changer ce champs sur leur photos, en le mettant à 300, pour avoir des tirages de qualité.
C'est bien entendu complètement idiot : en tant que photographe, nos fichiers sont définis par nos appareils photos (les Mpix) et on ne peut rien y changer.

Cette bêtise est d'ailleurs très répandu, même chez les professionnels, en effet il est très régulier de voir des personnes (pour des concours, parutions..) réclamer des fichiers pour du 30*40cm en 300 DPI. Ce qui revient à réclamer des fichiers de ... 16.7 Mpix. Avouez que ce n'est pas courant, pourtant le 30*40cm, ce n'est pas très grand comme tirage.

Mode: Ici nous pouvons définir le mode de l'image, soit la manière dont les couleurs vont être définies. Nous avons par exemple la synthèse soustractive : le CMJN (Cyan Magenta Jaune et Noir) utilisée en impression, ou la synthèse additive : le RVB (Rouge Vert Bleu) utilisé par nos écrans, et nos appareils photos. Par défaut, prenez le RVB.

Le nombre de bits détermine le nombre de nuances disponibles sur chacune des couches. Nous y reviendrons plus tard.

Contenu de l'arrière-plan : Ici nous pouvons faire en sorte d'avoir un fond blanc, de couleur ou transparent. Choisissez à votre gout et à vos habitudes. Personnellement j'aime beaucoup le transparent (représenté par un damier blanc et gris dans photoshop).

Profil colorimétrique : Point important pour les photographes : le profil colorimétrique définit l'étendue des couleurs enregistrables.



Comme le montre cette petite illustration, différents espaces colorimétriques permettent d'englober une part plus ou moins grande de l'espace visible.
En photo, nos appareils permettent souvent de photographier en sRVB ou en AdobeRVB.
Comme l'AdobeRVB est plus étendu, celui ci semble être le plus intéressant à première vue.

Ceci dit, étant donné que la plupart des écrans, des OS, voir même des labos de tirages (expérience personnelle) travaillent en sRVB, sauf si vous maitrisez toute votre chaine de production, je vous conseillerai vivement de rester en sRVB, cela vous évitera bien des soucis.

Format des pixels : Joker. Je n'ai absolument aucunes idée de l'utilité de ce champ, et comme souvent en informatique, quand on ne sait pas ce que ça fait, on laisse par défaut.

On notera qu'on a aussi la possibilité de sauvegarder la configuration comme "paramètre prédéfini". Et c'est en cliquant sur "OK" que nous créons notre premier fichier !


Ouverture d'un document


L'ouverture dans Photoshop est très classique.
On peut passer par Fichier/Ouvrir, faire un glisser-déposer directement du dossier dans le logiciel, ou double-cliquer directement sur le fichier si celui ci est assigné à Photoshop (comme le .psd).


Enregistrement d'un document


Là encore, nous sommes dans les classiques.
Un Fichier/Enregistrer sous.. sera souvent utilisé, et vous proposera la boite de dialogue habituelle. Nous avons aussi la fonction Fichier/Enregistrer pour le web et les périphériques, qui proposera d'avantages de fonctions pour maitriser l'enregistrement :

Nous pouvons donc choisir l'extension (jpg, gif, tiff, ..), et la qualité. Pour la photographie, on enregistre généralement en JPEG, en haute qualité (personnellement, je laisse à 100 pour mes HD, et 85 pour le web).
Pour ceux qui aimeraient garder les Exifs sur leurs photos, pensez à changer le champ des Métadonnées pour le passer à "toutes".

Pour synthétiser :
- pour les photos définitives on utilisera généralement le JPEG.
- pour les photos en mode 16bits, on utilisera le TIFF ou le format Photoshop : PSD.
- pour sauvegarder tout les calques, réglages et autre, le format Photoshop PSD.


Vous connaissez maintenant l'essentiel dans la gestion de fichier, bien entendu, Photoshop étant un logiciel particulièrement vaste, je vous laisse découvrir les options supplémentaires si cela vous intéresse.


Passons maintenant sur la deuxième notion que je voulais aborder dans ce chapitre.

La notion de calques


Une des grandes fonctionnalités de Photoshop est bien entendu les calques. En fait sur Photoshop il n'existe pas vraiment d'"image", mais uniquement des calques. Une photo est un calque, un dessin aussi, etc. On peux aussi en ajouter, en supprimer, les réorganiser, dessiner dessus, les découper, .. comme de véritable calques. D'où leur nom.

Pour se familiariser avec cela, je vous propose qu'on ouvre une photo dans Photoshop. Pour ma part, je vais prendre une de mes propres photos, mais toute autre photo fonctionnera très bien aussi.

Et on obtient cela :

Pendant qu'on y est, vous remarquerez l'onglet de navigation en haut à droite, son curseur permet de zoomer et dézoomer dans l'image. Ici l'image est déjà à "100%" ce qui signifie qu'un pixel de la photo est affiché sur un pixel de l'écran. C'est normal : il s'agit d'une réduction prévu pour le net. Avec des fichiers HD, ce module est très pratique pour zoomer dans l'image facilement. Sachez aussi qu'à tout moment, vous pouvez avec le raccourcie Ctrl+Alt+0 vous recaler automatiquement à 100%.





Maintenant, le module qui va nous intéresser est celui en bas à droite, originalement nommé "Calques".
C'est un module qu'on utilise tout le temps sur photoshop, nous allons donc prendre le temps de bien le décortiquer.


Ce qu'on voit en bleu, nommé "arrière-plan" n'est autre que notre premier calque ! En fait notre photo est déjà considérée comme un calque dès l'ouverture. Cependant, celui ci présente la particularité d'être verrouillé à l'ouverture, afin d'éviter de le déplacer par mégarde.








Pour le déverrouiller, il suffit de double-cliquer dessus, et celui-ci vous propose de lui donner un nom, par défaut "Calque 0", faites "Ok" et on se retrouve avec notre premier calque non verrouillé !

Si jamais nous voulions le verrouiller de nouveau, il suffit de cliquer sur le petit cadenas à gauche du mot "fond". On peux aussi rendre invisible le calque en cliquant sur l'icône d'œil située à gauche du calque.






Amusons nous maintenant à déplacer ce calque (sinon le déverrouiller n'aura pas servi à grand chose ).
Prenez l'outil "Déplacement" , et en cliquant-restant appuyé sur l'image, déplacez le calque :



Voilà, fantastique nous venons de faire notre première opération sur un calque ! Nous venons aussi de dévoiler le fond, incolore et transparent de Photoshop, symbolisé par un damier blanc-gris.




Maintenant nous allons dupliquer ce calque ! Pour cela, cliquez sur le calque pour le sélectionner (normalement il l'est toujours), et allez dans le menu "Calque/Dupliquer le calque..".

On nous propose de nouveau de nommer le calque, par défaut c'est "Calque 0 copie", et finissez par "Ok".
Nous pouvons aussi allez plus vite en cliquant droit sur le nom du calque, un menu s'ouvre et on peut directement le dupliquer depuis cet endroit.






Nous avons joué avec un calque déjà présent dans notre fichier, mais nous pouvons aussi créer un nouveau calque, pour cela allez dans "Calque/Nouveau/Calque..", par défaut le nom sera "Calque 1".

Ce calque est vide, donc complètement invisible. Nous allons dessiner dessus afin de pouvoir le visualiser. Prenons l'outil Pinceau , cliquez droit sur la photo, un menu s'ouvre, nous le détaillerons plus tard, mais changez l'épaisseur ici afin d'avoir une bonne taille.

On pourra changer la couleur du pinceau en cliquant sur la "couleur de premier plan", le carré "entier" : . Et avec tout cela, nous allons tracer une croix sur le calque transparent, en faisant attention que celui-ci soit toujours actif.





Et maintenant, nous allons changer l'ordre des calques, pour cela, cliquez-déposez le calque avec la croix en dessous du calque précédent. Et alors vous verrez la croix se placer derrière le calque dupliqué.

En effet, le module des calques représente un empilement de calques, où celui qui est présenté tout en haut est au dessus de tout les autres.












Nous pouvons aussi changer l'opacité des calques, il suffit de les sélectionner, et de changer leur "Opacité", en faisant bouger le curseur ou en rentrant directement une valeur.
En faisant ça, on verra la croix réapparaitre par transparence.












Avant de finir, voici quelques boutons assez pratiques :
1- Raccourcis pour certaines options, et opérations usuelles (comme "Aplatir l'image" qui permet de tout fusionner en un seul calque).
2- Permet de créer un dossier pour regrouper les calques et rendre le tout plus lisible.
3- Raccourci qui permet de créer un nouveau calque directement.
4- Permet de supprimer le calque actif.


De plus, vous pouvez sélectionner plusieurs calques en maintenant la touche Ctrl enfoncée, et en cliquant sur les noms des calques.




Voilà, nous venons de terminer cette initiation aux calques. Sans doutes un peu long, mais c'est quelque chose d'important à comprendre et à maitriser. Dans le chapitre suivant, nous allons nous attarder d'avantage sur les outils "de base", et une fois ceci fait, nous allons nous intéresser plus sérieusement au domaine de la photo !

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